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Vendre
vite, à un bon prix, à des acquéreurs de confiance… A chaque vendeur sa
priorité. Mais tous se retrouvent autour d’objectif commun : vendre.
Seulement, les vendeurs peu bavards risques de payer cher leur silence après la
vente…
Pour
parvenir à leurs fins, certains propriétaire ont tendance
à s’emballer sur la
valeur ou les atouts réels de leur bien immobilier. La plupart
du temps, les
acquéreurs ne sont pas dupes devant les effets de style des
annonces et
décryptent dès les premières visites
qu’ « au calme » rime avec
« isolé »,
« coquet » avec « petit »
et « atypique » avec « très
mansardé ». Mais lorsque la dissimulation
d’informations devient trop
subtile pour sauter aux yeux de l’éventuel
acquéreur, le vendeur s’engage dans
un jeu dangereux. Même une fois la vente signée,
l’acquéreur qui s’estime lésé
et trompé dispose d’un arsenal d’actions pour contre
attaquer. Au final, faire
l’impasse sur les défauts ou irrégularités
du bien à vendre équivaut à s’exposer
à de violents retours de bâtons.
Les vices
cachés d’une maison, d’un appartement…
Le bien
immobilier parfait n’existe pas. Un appartement ou une maison sera idéal pour
les uns et inadaptés pour les autres. Une bonne vente est celle qui se réalise
au juste prix du marché et qui, à ce titre, satisfait vendeur et acquéreur.
Pour réunir ces conditions optimales, il est préférable de jouer cartes sur
table avec les acquéreurs et d’énoncer les attraits comme les défaut de son
bien immobilier.
Qu’est ce
qu’un vice caché d’un bien immobilier ?
Les
rois du
camouflage qui cachent les fissures sous le papier peint,
derrière le lambris
ou qui s’improvisent électriciens devront assumer leurs
actes au grand jour s’ils
ont dissimulé en connaissance de cause ces vices aux
acquéreurs. En effet, ce n’est
qu’une fois dans les lieux et donc la vente signée que les
nouveaux
propriétaires découvrent ces mauvaises surprises. Ils
sont alors en mesure d’évoquer
la garantie des vices cachés à l’encontre du
vendeur. Pour cela trois
conditions doivent être réunies. Primo : le vice
caché doit rendre le bien
impropre à un usage normal comme cela peut être le cas
avec un défaut d’étanchéité
lié par exemple à un problème de toiture.
Secundo : le vice doit être
caché c'est-à-dire impossible à détecter
sur le champ, la fissure sur la façade
est un par exemple dissimulée par du lierre. Enfin,
tertio : le vice doit
exister avant la vente, cette dernière condition devant
être prouvée par l’acheteur.
L’action
des acquéreurs
L’action en
garantie des vices cachés peut être intentée par l’acquéreur six mois à un an
suivant la vente. Il dispose alors de deux options : soit rendre le bien
et se faire restituer le prix en engageant une action dite rédhibitoire qui entraîne
l’annulation rétroactive de la vente et la restitution du prix de vente auquel
s’ajoute les frais engagés pour faire face au vice ; soit garder le bien
et récupérer une partie du prix qui est laissée à la libre appréciation du
juge. En outre, il peut demandé des dommages intérêts, mais seulement en cas de
mauvaise foi du vendeur, c'est-à-dire s’il prouve que celui-ci connaissait l’existence
du défaut au moment de la vente.
Les diagnostics
immobiliers
Avec l’avènement
du dossier technique qui implique l’intervention de professionnels à laquelle s’ajoute
la vigilance du notaire, il est de plus en plus difficile au vendeur qui
souhaiterait omettre de fournir certaines informations dans les diagnostics
immobiliers obligatoires d’aller jusqu’au bout de sa démarche. Toute fois, il
est toujours possible de passer entre les mailles du filet aussi bien pour la
déclaration des sinistres que pour la loi Carrez… aux risques et périls du
vendeur.
La liste
des sinistres subis par le logement
Entré en
vigueur en 2005, l’état des risques naturels et technologiques est désormais
obligatoire pour toute vente de biens immobiliers situés dans les zones
sismiques ou couvertes par un plan de prévention des risques technologiques et
naturels. Dans cet état, le vendeur doit préciser la liste des sinistres ayant
fait l’objet d’une indemnisation à la suite d’une catastrophe naturelle ou
technologique : inondations, secousses sismiques… Autant d’événements qui
ne rassureront guère les éventuels acquéreurs mais cette déclaration est
obligation légale à laquelle le vendeur ne peut se soustraire, au risque d’en
subir de lourdes conséquences. En effet, le non respect de la loi peut engager
une annulation du contrat de vente ou une renégociation du prix d’acquisition du
bien immobilier.
Le métrage
loi Carrez
Arrondir de
quelques mètres carrés la surface d’un appartement n’est pas anodin. En effet,
la loi impose le strict respect de la loi Carrez pour toute transaction d’appartements,
à savoir la mention de la superficie des planchers des locaux clos et couverts
dont la hauteur est supérieure à 1,80 mètre. Une fois dans les lieux ; l’acquéreur
dispose d’un an pour réclamer au vendeur une réduction du prix de vente au
prorata s’il apparaît que la surface réelle est inférieure de plus de 5% à la
surface stipulée dans l’acte.
Les
constructions sans permis de construire
Vendre une
construction ou un bien comprenant des dépendances édifiées sans permis de
construire dans les dix ans qui suivent met le vendeur au devant de lourdes
conséquences.
Les
constructions de moins de dix ans
Un
garage
attenant à la maison, une petite véranda, une
piscine… Autant d’éléments qui
peuvent apparaître comme des attraits de poids lors de la vente
d’un bien
immobilier, à conditions qu’ils aient fait l’objet
des autorisations
nécessaires et qu’ils aient été ensuite
construits conformément aux exigences d’urbanisme
de la commune. Si tel n’est pas le cas, le vendeur ne pourra pas
pour autant s’exonérer
de sa responsabilité. En effet, une réponse
ministérielle du 5 octobre 2005
énonce très clairement que lorsque le propriétaire
est condamné à détruire une
construction illicite sous astreinte, cette condamnation continue de
courir à l’encontre
de l’auteur des constructions même si entre temps, le bien
a été vendu. La
destruction ayant bien évidemment des conséquences
dommageables pour le nouveau
propriétaire, ce dernier devra être indemnisé par
le vendeur. Au final, avec
une telle démarche, le vendeur à tout à perdre.
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