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« Frais
de notaire offerts ». La mention figure sur certains documents publicitaires
de promoteurs immobiliers. Mais derrière cette expression se cache une série d’éléments
bien différents. Explications.
« Copie
authentique », « Projet de vente en état
futur d’achèvement », « Notice
descriptive » ou encore « Etat descriptif de
division et règlement de
copropriété ». Quatre documents dont certains
dépassent les 100 pages.
Leurs points communs ? Ils sont transmit au propriétaire
d’un appartement
neuf par l’étude notariale auprès de laquelle a
été signé l’achat de son bien.
Des actes rédigés ou des notices photocopiées qui
entrent évidemment dans les « frais
de notaire ». Mais, au juste, qu’est ce qui est pris
en compte dans ces
frais ?
Collecteurs
d’impôts
Les frais
de notaire ? Non pas seulement les frais « du notaire ». Mais
avant tout, des frais acquittés « chez le notaire ». Dans l’opération
d’acquisition d’un bien immobilier, l’officier public joue en effet un « rôle
de collecteur d’impôts ». A la vente est attachée une fiscalité spécifique :
« la part du Trésor ». Des frais de mutation, des taxes diverses ou
droits de recouvrement qui représentent autour de 5% du montant de la vente (pour
de l’ancien). La rémunération de celui qui rédige l’acte authentique ? On
parle « d’émoluments proportionnels ». Soit 0,825% du montant hors
taxes de la vente. Le notaire y ajoute, pour des formalités précises, des
émoluments fixes.
Débours
Troisième
composante des « frais de notaire », les débours. De fait, des sommes
payées à des tiers : frais qui couvrent la collecte « de pièces d’état
civil, de documents d’urbanisme », outre le salaire du conservateur des
hypothèques. Globalement on note que les 6/7e des frais sont donc
des sommes demandées au nom de l’Etat, de la puissance publique. Quand l’office
notarial, lui, se paye avec 1/7e d’un total improprement dénommé « frais
de notaire »
Tarif
national
Pour
la
différence entre « émoluments » et
« honoraires », il faut rappeler
que dans le premier cas, la rémunération d’un
notaire – et celle de tous ses
confrères – fait l’objet d’un «
tarif national fixé par un décret »
pour la vente d’un bien immobilier. Il s’agit ici de la
partie réglementée. Des
honoraires en plus ? Dans ce cas, des frais « non
prévus par le tarif »
correspondant à un travail, un acte supplémentaire. Un
exemple ? « Une
convention d’indivision à insérer dans
l’acte ». Il faut rappeler
également que le notaire peut jouer un rôle de
négociation immobilière au même
titre qu’une agence immobilière. Auquel cas,
évidemment, s’ajoute une
rémunération spécifique à cette mission
réalisée en amont de la vente. En
conclusion sur cette distinction entre émoluments et
honoraires : « les
honoraires peuvent être négociés. Pas les
émoluments ».
Ancien ou
neuf
Il reste
que, dans le langage courant, les frais de notaire sont dits « réduits »
pour l’acquisition d’un bien neuf. La raison ? « C’est l’imposition
qui est réduite ». De fait, la taxe de publicité foncière réclamée ne
représente que 0,715% du prix de vente hors taxe. Il faut noter aussi la
suppression récente du doit de timbre à la page. Auparavant, le notaire
percevait des frais proportionnels au nombre de pages de l’acte. Une pratique
révolue.
A savoir
Ancien plus
taxé
Les droits
de mutation des ventes d’immeubles anciens (achevés depuis plus de cinq ans) s’élèvent
à 5,09%. Ils comprennent la taxe départementale de publicité foncière (3,60% +
frais d’assiette), la taxe communale (1,20%), outre un droit de 0,2% sur le
prix de vente payé par l’Etat. Dans le cas de l’achat d’un logement neuf
(achevé depuis moins de cinq ans) sur plan, le montant de la taxe de publicité
foncière est égal à 0,715% du prix HT d’achat du logement. Mais par ailleurs,
la vente d’un logement neuf est soumise à la TVA.
Calcul sur
Internet
De nombreux
sites Internet proposent de réaliser une simulation de calcul des frais de
notaire selon la valeur du bien. Il faut compter 2 à 3% pour du neuf ; de
6 à 8% pour de l’ancien.
Provision
Le notaire
vous demandera une provision pour frais (votre banque ou un agent immobilier
étant en mesure d’en estimer le montant en amont). Mais, en fin d’opération,
toutes les formalités achevées, il vous fournira un décompte détaillant : acompte
sur le prix de vente, prix de vente, provision, frais de dépôt des pièces,
émoluments, formalités, honoraires, débours, enregistrement et frais de
publication au bureau des hypothèques. Ce qui peut conduire à un solde positif
et donc, à un remboursement de la part de l’office notarial.
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