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En dépit d’une
large médiatisation au moment de son instauration à l’été 2007, un français sur
trois ne connaît pas la déduction des intérêts d’emprunt.
Les principales
mesures d’aide à l’acquisition, à la rénovation et à l’investissement.
Pour les
propriétaires : l’éco prêt à taux zéro
A partir du
1er avril 2009, ce crédit sans intérêts servira à financer les
travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique des logements privés comme
des logements sociaux, à hauteur de 30 000 euros. Sont concernés les
travaux d’isolation de la toiture, des murs donnant sur l’extérieur, le
remplacement des fenêtres et des portes, le remplacement de la chaudière ou
encore la ventilation du logement… La durée de l’éco prêt à taux zéro est de
dix ans mais elle peut, sous certaines conditions, être étendue à 15 ans.
Pour les
acquéreurs : le prêt zéro
Depuis le 1er
avril 2007, les établissements prêteurs ayant passé une convention avec l’Etat
proposent des prêts à taux zéro à des personnes physiques accédant à la
propriété pour la première fois. Le montant du prêt est déterminé en fonction
du montant des ressources du bénéficiaire et du nombre de personnes destiné à
occuper à titre principal la résidence, de la localisation et du caractère neuf
ou ancien du logement. A noter que le prêt à taux zéro peut se cumuler avec le
prêt d’accession sociale (PAS), le prêt conventionné (PC), le prêt 1%, le prêt
d’épargne logement (PEL) et bien entendu, le prêt bancaire classique.
Pour les
acquéreurs : la déduction des intérêts d’emprunt
Les
particuliers ayant acheté leur résidence principale après le 6 mai 2007, qu’il
s’agisse ou non d’une première acquisition, peuvent déduire une partie de leurs
intérêts d’emprunt de leurs impôts. 40 % de ces intérêts peuvent être déduits
dès la première année de remboursement, puis 20 % par an chacune des quatre
années suivantes, dans la limite de 3 750 euros d’intérêts par an pour une
personne seule et de 7 500 euros d’intérêts par an pour un couple marié,
plus 500 euros par personne à charge.
Pour les
investisseurs : la loi Scellier
Depuis le
début de l’année 2009, un nouveau dispositif d’investissement a été mis en
place : il s’agit du dispositif d’incitation fiscale Scellier. Cette loi
est destinée à remplacer les lois actuelles (Robien et Besson).
Le principe
est simple : l’investisseur réalise son achat et déduit de son impôt un quart
de son investissement. Le tout est réparti de manière uniforme sur la période
de location contractuelle, c’est à dire neufs ans. Car c’est la condition express :
le logement acheté doit être forcément destiné à la location. A noter que le
locataire peut appartenir à la famille du contribuable, à condition de ne pas
figurer dans le même foyer fiscal.
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